Carrosserie - redressement du bas de caisse


Crédits et remerciements à : Ext3
La rouille a fait du chemin depuis l'achat du cam il y a un peu plus d'un an. Manifestement l'ancien proprio s'est contenté d'un coup de cache-misère ! :evil:

La carrosserie du California est à peu près correcte partout, sauf du côté conducteur, où on constate une déformation du bas de caisse. Le résultat d'un levage par la feuillure, à 10 cm du renfort de cric. :roll:

En grattant l'antigravillon, c'est encore plus flagrant ! :shock:



Naturellement, le clampin qui a fait ça a procédé de la même manière à l'arrière. On le remarque moins car la rouille a moins attaqué à ce niveau.



Pour redresser proprement une tôle enfoncée, il ne faut surtout pas la travailler au marteau, elle s'étire et se déforme définitivement. :shock:

En revanche, si on la tire dans le sens inverse du choc subi, on peut parfois la récupérer à 100% ou presque. 8)

Il existe tout un tas de pinces pour carrosserie, destinées au débosselage. Celle-ci serait idéale, mais ça coûte un bras !



En cherchant dans mon bazar de quoi fabriquer un outil similaire, je retrouve un vieil étau portatif, hérité de mon grand père. Il ne lui manque qu'un anneau pour arriver au même résultat :



La solution est trouvée, grâce à l'achat d'une une solide chaîne, qui va se crocheter dans la vis de serrage. La chaîne accueillera une barre à mine de 2 m. 8)

On place la pince à l'emplacement le proche possible de l'impact. La qualité du redressage en dépend.



Pour ce premier essai on voit que la pince a ripé sous l'effort, faute de serrage suffisant. En effet la vis papillon bute sur la chaîne et empêche de serrer au maximum. Résolu ensuite par l'ajout d'une rondelle au dessus du maillon.

La barre est orientée de manière à prendre appui sur un morceau de madrier de 20 cm, lui-même plaqué contre le point d'ancrage du cric, près de la roue. Si on metttait la barre à 90°C par rapport au cam, on enfoncerait le réservoir ! :lol:



A l’œil ce n'est pas mal. On dépose l'outil pour le contrôle.



C'est encourageant, mais pas encore suffisant... On reprend !

Comme la tôle est élastique, il faut dépasser légèrement le point souhaité. Avec la crainte de tirer trop fort et d'obtenir la déformation inverse. La barre de 2 m permet de travailler d'une seule main et de bien doser l'effort. Inutile de pomper comme un shadok :mrgreen:

La feuillure n'est pas revenue complètement, on achève de redresser en déplaçant l'outil pour l'aligner verticalement.



Et voilà le travail. Bien sûr le caisson sous la porte conducteur, a suivi le mouvement, ce qu'il n'aurait pas fait en cas de travail au marteau.



Il reste bien sûr à fignoler au marteau, puis dérouiller, badigeonner d'antigravillon, et enfin repeindre.

Hélas ce sera plus tard, car peindre en extérieur dans un couloir battu par le vent, comment dire... :|

NB : éviter d'associer convertisseur de rouille et antigravillon. J'ai un très mauvais souvenir d'avoir associé Framéto et Blaxon : l'année suivante, l'aile fraîchement repeinte était en dentelle. :(

Encouragé par ce résultat, je passe à l'arrière.

Par contre la feuillure est tellement tordue que le mors de l'étau ne passe pas. :cry:

:arrow: Il faut dégrossir à la pince étau.

Pour éviter de déformer localement le métal, on s'arrange pour redresser une zone plus large, en prenant la tôle en sandwich entre 2 solides fers plats pris à l'arrache. En l'occurence un morceau de serrure et un burin :mrgreen:



On serre progressivement la molette, jusqu'à aligner correctement le profil pour le passage de l'étau.



Ensuite, on procède comme pour l'avant. Cette fois la barre à mine prend appui sur l'ancrage du bras de suspension AR.



Le résultat est là aussi encourageant !



Et voilà, vous savez tout : à vous de pomper maintenant ! :lol:
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